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8-09-2014
Mots clés
Transports
France
Dossier

Faites passer votre voiture au format mini

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Faites passer votre voiture au format mini
(Crédit photo: dzm1try - istock - thinkstock)
 
A la campagne, en ville, dans une banlieue... « Terra eco » a imaginé cinq scénarios et les solutions de déplacement adaptées, en réduisant l’auto sans augmenter la galère.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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-  J’habite en ville, mais pas dans le centre

Le problème, dans les métropoles, ce n’est pas d’avoir accès aux transports, c’est de choisir le bon. A Toulouse, par exemple, les bus passent toutes les 25 minutes en moyenne, même en heure de pointe, et les trams tous les quarts d’heure. Pas question d’en louper un ! Prenons l’exemple d’un habitant de l’ouest de la ville. Pour se rendre au sud-est, où il travaille, il va avoir le choix entre les combinaisons suivantes : marche + tram + bus / bus + métro + bus / marche + tram + métro + bus ! Son trajet lui prend entre 42 et 55 minutes, quand la circulation est fluide. Ouf, les tickets (12,90 euros les dix ou 43,80 euros l’abonnement mensuel) sont valables une heure et permettent d’effectuer trois correspondances sur trois lignes différentes. Mais une autre option se révèle bien plus rapide : le vélo. En enfourchant sa bicyclette dès le pas de sa porte, il ne mettrait que 30 minutes pour traverser la Ville rose et arriver au travail, 8 km plus loin. S’il utilisait Velô, le vélo en libre service, il lui faudrait… 1h20, dont seulement 30 minutes sur le deux roues ! Le système est surtout conçu pour des déplacements dans le centre-ville. En périphérie, il n’est pas rare d’être à plus de 15 minutes à pied de la borne la plus proche. En voiture, les simulateurs indiquent qu’il faut 16 minutes pour franchir les 11 km de voies, essentiellement rapides. C’est sans compter que, en heure de pointe et comme dans de nombreuses villes, les trajets à Toulouse sont en moyenne 69 % plus longs que le temps de parcours optimal… Sans oublier d’ajouter le temps passé à trouver une place de stationnement. —

La solution la plus adaptée : Acheter un vélo pour aller travailler.


- J’habite en famille dans le centre-ville

Prenez un couple avec deux enfants habitant au cœur de Toulouse. La mère travaille à l’ouest de la ville, s’y rend avec son vélo à assistance électrique, à 9 km de là. C’est plutôt vite fait, le par- cours le long de la Garonne est sécu-risé et agréable, et elle n’arrive pas en sueur. Cerise sur le biclou, c’est plus rapide que les autres modes de trans- port, voiture comprise, compte-tenu des embouteillages. Son mari – qui travaille dans le centre – amène à pied le petit à l’école primaire, avant de grimper sur un Velô, du nom du système de cycles en libre service répartis sur 253 bornes, essentiellement en cœur de ville, pour aller travailler. Il lui en coûte 25 euros l’année, et la pre-mière demi-heure est gratuite. Leur aîné, collégien, va à l’école en skate. Ils n’utilisent leur voiture que pour les grosses courses ou les escapades du week-end. N’ayant pas de garage, ils louent un box dans un parking du centre-ville dont une partie des places sont réservées aux résidents du centre, sans offre de stationnement. Facture : 75 euros par mois. Pourquoi ne pas revendre Titine ? A proximité de leur domicile, plusieurs stations d’auto- partage garantissent l’accès à un véhicule en cas de besoin. Un bon calcul : en louer un deux heures pour faire les courses à 8 km de chez soi coûte une dizaine d’euros tout compris. Le réserver, le temps d’un week-end au vert à une centaine de kilomètres de la ville, coûte 120 euros environ. Autre possibilité : proposer la voiture à la location à d’autres particuliers en semaine, via les sites comme Drivy, Ouicar ou Buzzcar, ce qui peut rapporter jusqu’à 300 euros par mois. —

La solution la plus adaptée : Les plus audacieux abandonneront la voiture et s’abonneront à un service d’autopartage, s’il en existe dans leur ville. Pour les autres, mieux vaut privilégier les transports doux au quotidien, conserver sa voiture pour les courses et les grands trajets, et la proposer en location.


-  J’habite à la campagne

Vivre sans voiture ? Un fantasme de citadin inenvisageable pour les 40 % de Français qui, comme vous, vivent dans une zone peu dense. La grosse ville la plus proche est à 30 km. L’aîné des enfants y suit sa scolarité. Heureusement, le car de ramassage scolaire – le seul transport en commun qui dessert votre village – l’y emmène ma- tin et soir. Pour tous les autres trajets (amener le bébé chez la nourrice, aller travailler, faire trempette à la piscine le week-end, se ravitailler, etc.), pas le choix, il vous faut une voiture. Voire deux. Parce que votre conjoint(e) part bosser dans une direction opposée à la vôtre. Il existe des solutions pour diminuer votre bilan carbone familial et votre budget Titine (qui est, selon l’Automobile club association, en moyenne de 5 700 euros par an pour une essence qui roule 8 900 km et de 7 700 euros par an pour un diesel utilisé sur 15 300 km). La première peut être d’investir dans une voiture électrique. Pas plus chère à l’achat (grâce aux bonus), son coût d’utilisation est jusqu’à 50 % inférieur par rapport à une voiture équipée d’un moteur essence ou Diesel. L’autonomie étant de 150 km en moyenne, il vous suffit de la recharger tous les deux jours puisque vous avez une prise électrique dans votre garage. Autre possibilité : covoiturer. Avec vos collègues s’ils habitent non loin de chez vous, avec vos voisins si vous allez dans la même direction, ou en vous inscrivant sur des sites de covoiturage sur de courtes distances comme Covivo, Trajetalacarte, La roue verte, etc. Renseignez-vous auprès de votre conseil général, beaucoup ont lancé des sites de covoiturage à l’échelle du département comme Mobi’Savoie, Mobigo en Bourgogne, Eurelien en Eure-et-Loire, etc. —

La solution la plus adaptée : Revendre son véhicule thermique, passer à l’électrique et penser au covoiturage.


-  J’habite dans une petite ville à proximité d’une ville moyenne

Petit veinard. Vous habitez à 15 km de votre lieu de travail, mais vous n’avez pas besoin de voiture pour vous y rendre. Car vous habitez Aix-les-Bains (29 000 habitants) et gagnez votre vie à Chambéry (58 000 habitants). Votre époux travaille à Annecy, à 34 km au Nord de votre maison. Pour lui, avoir une voiture est indispensable : ses horaires sont décalés et les transports en commun sont rares passé 21 h. Il s’est bien inscrit sur Mobi’Savoie, le site de covoiturage local, mais difficile de trouver un covoitureur à 23 h. Quant à vous, le matin, vous roulez jusqu’à la gare, accrochez votre vélo personnel à un arceau, grimpez dans le train et, en descendant à Chambéry, allez à la consigne automatique gérée par la vélostation face à la gare, récupérer le vélo que vous louez à l’année pour vous rendre au travail. Temps de trajet total : 25 minutes. Le soir, vous dé- roulez le fil en sens inverse. En voiture, vous mettriez cinq minutes de moins, hors heures de pointe. Mais cela vous coûterait autour de 3 000 euros par an. Votre trajet est beaucoup moins cher : non seulement votre employeur vous rembourse la moitié de vos abonnements SNCF et vélo mais vous bénéficiez aussi d’un rabais de 75 % sur la location du vélo, couplée à un abonnement au train. Au final, vous payez pour vous déplacer 204 euros par an, 15 fois moins que seul en voiture ! Un bon calcul qui pollue moins : 220 kilos équivalent CO2 par an en prenant le train, contre 1944 au volant. Vous pourriez aussi investir dans un vélo à assistance électrique, et pédaler jusqu’au boulot puisqu’il y a des pistes cyclables aménagées sur la quasi totalité de votre trajet. Par rapport à un vélo classique (qui vous ferait arriver en 45-50 minutes), ça ne vous ferait pas gagner beaucoup de temps (entre 5 et 10 minutes selon le vent). Mais vous arriveriez les aisselles au sec. Le week-end, quand votre époux et vous avez tous deux besoin d’une voiture pour vaquer à vos occupations, il vous arrive de recourir à l’autopartage, dont une borne est située non loin de chez vous. Bon réflexe ! —

La solution la plus adaptée : Vous pourriez, quand le temps le permet, troquer le train contre le vélo, ce qui vous permettrait de réduire vos émissions de CO2 pour vos trajets domicile travail.


-  J’habite dans la banlieue mal desservie d’une grande ville

Les banlieues denses des grandes villes mal desservies par les transports en commun n’incitent pas à lâcher sa voiture. C’est le cas si vous habitez dans le centre de Cagnes- sur-Mer, à 13 km de votre lieu de travail situé dans le Vieux Nice. Le tramway reliant les deux villes est prévu pour… 2030. En attendant, prendre le car est possible, mais il y a seulement deux bus par heure, et le trajet dure une heure. Avantages : ça ne coûte que 1,50 euro le trajet (10 euros le carnet de 10) et les émissions de CO2 sont 4,6 fois moindres que si vous conduisiez. Le TER est une bonne option (seulement 15 minutes de trajet) mais il vous faut ensuite redescendre en tramway jusque dans le Vieux Nice (ajoutez dix minutes). Tout compris, vous mettez à peu près autant de temps qu’au volant d’une voiture (pour un coût d’environ 1,70 euro pour une essence). La courte distance permet facilement d’opter pour une voiture électrique, et ce même si vous ne disposez pas de garage avec une prise : un parking du centre de Cagnes-sur-Mer dispose de sept bornes de recharge. Elles sont 62 à Nice, dont vous trouverez l’emplacement sur Chargemap.com. Et puisque vous n’êtes pas le seul, loin de là, à faire cette migration quotidienne, pensez à la solution du covoiturage avec des voisins, des collègues, ou d’autres pendulaires trouvés par exemple sur le site Ottoetco.org. Attention, Nice est l’une des villes les plus congestionnées de France, même si son système de parkings intelligents (1 000 places pour le moment, 14 000 à terme) dotés de micro-capteurs, permet aux automobilistes dotés de smartphones de connaître en temps réel les stationnements libres les plus proches. —

La solution la plus adaptée : Prendre un bon bouquin à lire dans les transports en commun ou, à défaut, faire du covoiturage en voiture électrique..

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